©Pierre—L'Heureux/Hôtel_de_Glace_de_Québec/2018-CV-CNF

Papilles et pupilles palpitent

L’Hôtel de Glace de Québec

A quelques encablures de la ville de Québec, en ce 23 décembre 2017, dans un froid polaire, un évènement agite le village vacances Valcartier. Il s’agit de l’ouverture du seul hôtel de glace d’Amérique. Pour cette dix-huitième édition, les organisateurs ont opté pour une décoration mêlant les thèmes du grand nord et du cirque. Nicolas Feuillatte a choisi cet écrin unique pour installer un bar de glace ou son champagne est à l’honneur…

Dès l’entrée, le ton est donné. « Une grande grappe de bouchons accueille les visiteurs », nous explique Pierre l’Heureux, le directeur artistique de l’établissement. « Une fois passée l’entrée lumineuse Nicolas Feuillatte, le visiteur découvre une grande sculpture mettant en scène l’image de la campagne publicitaire de la marque. » Le comptoir comme l’arrière du bar troquent le chêne et le zinc contre des fresques de glace minutieusement décorées aux couleurs de la marque Nicolas Feuillatte.

Simple visiteur du jour ou chanceux expérimentant une nuit dans l’une des vingt-cinq suites ornementées, chacun découvre une carte à la hauteur de l’endroit : Champagne Réserve Exclusive Brut, ou verglas au grand marnier, brise-glace à la liqueur de litchi, ou encore nordique au curaçao, tous ces nectars, concoctés à base de Champagne, sont à déguster dans l’un des quarante-cinq mille verres de glace fabriqués chaque saison par les sculpteurs.

Les traditions sont également de mise, comme lors de la désormais rituelle célébration de l’ouverture complète de l’hôtel à la mi-janvier. « Des feux d’artifice sont tirés et des amuseurs publics sont invités comme c’est la coutume dans cette région du canada. Nous avons eu plus de mille personnes simultanément dans l’hôtel, majoritairement des locaux. » Il faut dire que la saison commençait sous d’heureux auspices puisque, grâce à la rudesse de l’hiver, un record a été battu. « Le froid précoce nous a permis d’ouvrir la première section le 23 décembre, ce qui est une première ! Se félicite encore Pierre l’Heureux. Nous espérons que cela se reproduira à la prochaine édition. »

Avant cela, à la mi-mars, une fois la construction éphémère disparue, l’hôtel aura fondu, alimentant de son eau pure le cours de la rivière Jacques-Cartier…

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©Pierre—L'Heureux/Hôtel_de_Glace_de_Québec/2018-CV-CNF

De l’igloo à l’Hôtel de Glace

Sis au cœur de la vallée de Tewkesbury, l’Hôtel de Glace Valcartier a vu le jour sur une idée un peu folle de son actuel directeur, Jacques Desbois. Connu dans les années 90 pour la création d’igloos habitables, il se rend en Suède, tombe sous le charme de l’hôtel Jukkasjärvi, le premier à être construit en glace, et décide d’exporter l’idée jusqu’au Québec. Là-bas, depuis l’an 2000, une véritable course contre la montre s’amorce entre fin novembre et début décembre. Les chiffres donnent le tournis. Il s’agit, en trente-deux jours, de construire un hôtel de quarante-quatre chambres comprenant une chapelle, un hall profond de 105 m, trois bars, un spa extérieur, des glissades de glace, et ce en conciliant esthétique et sécurité des visiteurs. Pour réaliser cet exploit, pas moins de soixante ouvriers, opérateurs-machinistes et vingt-cinq sculpteurs travaillent d’arrache-pied dans des conditions climatiques extrêmes pour assurer la réception quotidienne de milliers de visiteurs, « jusqu’à dix-mille lors des grands jours », nous confie encore Pierre L’Heureux.

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