©travys_owen/2018/CV-CNF

Passions

Petite Noir : la vie est belle

Né à Bruxelles d’un père congolais et d’une mère angolaise, élevé en Afrique du Sud, Yannick Ilunga, alias Petite Noir, porte en lui une mixité culturelle qu’il fait vivre dans sa musique.

Vous avez sorti fin 2015 un premier album, salué unanimement par les critiques. Comment définiriez-vous votre style et quelles sont vos influences musicales ?

De par mes origines et ma vie, je considère le monde comme ma maison. J’ai grandi en écoutant du metal, du heavy metal, du hardcore. J’aimais aussi beaucoup le punk. Et la musique africaine a évidemment toujours été dans ma maison. C’était intéressant, ces mélanges. Tout cela a participé à la création de Petite Noir. Certains définissent mon style comme un mélange de new wave, de musique électronique et de kizomba ; moi, je ne la définis pas comme issue d’un pays ou d’un mouvement, elle est de partout.

 

Vous portez en étendard un concept que vous définissez comme audacieux et novateur, et que vous nommez Noir wave : pouvez-vous nous en dire plus ?

La Noir wave est une exploration et une réinterprétation du patrimoine culturel africain, avec modernité. Au-delà de la musique, la Noir wave est un état d’esprit, un mouvement de fond, qui s’exprime à travers la musique, le design, la photographie, l’art ou la pensée sociale. Elle s’est aujourd’hui étendue au-delà des frontières de l’underground africain, pour imprégner l’imaginaire collectif de créatifs partout dans le monde. La Noir wave essaie de se tenir à l’avant-garde de la réflexion créative sous toutes ses formes.

 

Face à la profusion de la production musicale que nous connaissons aujourd’hui, les artistes sont-ils contraints à plus de courage pour se différencier ?

Oui, dans mon cas cela a été d’une importance cruciale. En mêlant la New wave des années 1980 et l’afro-beat, je voulais transformer l’inattendu en évidence. C’est ainsi que l’on peut résumer la Noir wave, à mon sens : être constamment là où on ne nous attend pas.

 

Vous avez passé votre vie à voyager et vous le faites encore davantage depuis que vous avez lancé le projet Petite Noir. Quels sont les endroits du monde où vous avez le plus vu l’audace à l’œuvre ?

En Afrique, sans aucun doute. Je pense profondément que l’audace qui caractérise les Africains est le reflet de la beauté et de la diversité du continent.

 

La vie est belle / Life is Beautiful, Domino records

Ecoutez La vie est belle / Life is beautiful

consectetur libero mattis ultricies sit id at non ante. commodo eleifend elementum